vendredi 30 mars 2012

La conscience du corps

Pendant un long moment de ma vie, j'ai pris pour acquis mon corps physique. De fait, je n'avais aucune conscience de son importance, de sa nature et de son rôle; je l'ignorais, même si je suivais tous les bons préceptes d'hygiène et d'alimentation nécessaires à son fonctionnement.

Très jeune, dans mon milieu très religieux catholique, il était mal vu de parler du corps, de s'en préoccuper ou de s'en occuper. Il y était associé toute une catégorie de "péchés", allant de l'orgueil à l'impureté. Il était alors d'usage de l'utiliser et même de l'user sans s'en soucier, comme s'il était une bête de somme accomplissant son travail.

Fatiguée? On n'en parle pas ... ce serait se plaindre et le sacrifice était alors très valorisé.  Malade? Idem ... à moins d'avoir à garder le lit, et même à ce stade, il était de mise de se sentir coupable de ne pas avoir réussi à tenir "le coup", ou même coupable de "profiter" des services des soignants, en monopolisant leur temps ailleurs que dans une fonction utile et rentable. Et parler de ses malaises était considérer "se plaindre" ...

S'occuper de son corps afin de le mettre en beauté, en faisant appel aux soins tels l'esthétique faciale, le manucure, les coiffures sophistiquées provoquaient des commentaires de la part des puristes. La vanité, l'orgueil ... tous des péchés à confesser à la prochaine occasion. À l'époque, on était loin des chirurgies plastiques ou de l'injection de botox permettant d'effacer les signes de l'âge, mais c'était déjà trop pour les mentalités de ce temps.

Quant à la sexualité, c'était un sujet tabou. On faisait comme si les organes sexuels chez l'homme et chez la femme n'existaient pas. Les parents se réservaient un p'tit moment pour informer sommairement leurs enfants des comment et des pourquoi, en espérant qu'ils n'auraient pas à fournir trop de détails et à répondre à des questions qui auraient pu les embêter. Même s'il était inquiétant qu'un enfant puisse avoir reçu l'information d'ailleurs avant que les parents n'abordent avec eux la question, ceux-ci n'en étaient que soulagés, leur propre charge en étant diminuée par le fait même.

Heureusement les mentalités ont évolué, mais il demeure quand même un canevas de l'un ou l'autre aspect de la négation du corps physique chez nos contemporains.

LE CORPS PHYSIQUE EST LE VÉHICULE TERRESTRE DE L'ÂME. C'est ce que j'ai appris dans les vingt dernières années et c'est ce qu'il est important de diffuser comme information.
Quelle différence dans la manière de considérer son corps entre le fait de le voir comme une bête de somme au service de sa volonté personnelle ou de le voir comme un outil essentiel à son évolution!

Le corps nous parle. La fatigue, la maladie, les courbatures, les raideurs et tous les autres malaises et symptômes découlent d'un langage de notre corps afin de nous aiguillonner vers un autre niveau de conscience. Malheureusement, nous ne connaissons pas ce langage auquel nous n'avons pas été initiés, et pour cause, les anciennes mentalités découlant souvent de dogmes religieux. La fatigue demande qu'on ralentisse ou qu'on change d'activité ou ... La maladie demande un arrêt, une réflexion ou ... Le brûlement d'estomac ... idem. Etc.

Il est dit que chaque partie du corps est intimement liée à différentes émotions installées dans le corps émotionnel et à diverses pensées du corps mental, ce dernier influençant directement celui-là. Par exemple, le foie pourrait capter la colère et développer des malaises et même une pathologie à ce propos. Plusieurs livres ont été écrits à ce sujet. Certains y vont d'affirmations très précises au sujet des liens entre les pensées, les émotions et les maladies, d'autres se limitent à attirer l'attention et la conscience sur la question.

Personnellement, je préfère procéder par introspection, méditer et laisser émerger de mon subconscient les réponses qui me seront utiles afin de me permettre de faire les ajustements ou virages nécessaires susceptibles de répondre aux besoins exprimés par mon corps.

samedi 3 mars 2012

Possibilités infinies de l'Être humain


Une des raisons principales sous-tendant la rédaction de ce blogue réside dans l'importance de partager une information susceptible d'être utile au processus de récupération de notre pouvoir individuel et collectif.

À cet effet, j'ai reçu, dans les dernières semaines, deux courriels inspirants et allant dans le sens de cette réappropriation du pouvoir personnel, débordant sur le collectif. J'estime à propos de les partager.

Il y a d'abord, cette vidéoconférence de Sanjit Bunker Roy. http://www.ted.com/talks/lang/pt/bunker_roy.html#.Tty9NE-cDhE.facebook. (en anglais).

Sanjit Roy est né aux Indes en 1945, dans la région de Burnpur Bengal, actuellement nommée Bengal ouest. Après avoir obtenu son diplôme de maîtrise en anglais, il a opté pour le travail social au niveau des villages. Roy a été influencé par les enseignements du Mahatma Gandhi et s'en est inspiré pour établir le style de travail en vigueur au collège Barefoot. Selon Wikipedia, ce collège a formé plus de 3 millions de personnes capables d'accomplir le travail nécessaire pour moderniser les infrastructures villageoises existantes, soit des constructions rudimentaires sans mobiliers et avec planchers de terre. La jeunesse rurale choisie par la communauté pour recevoir la formation donnée par le Collège, vient d'un milieu pauvre, subsistant souvent, à peine avec un repas par jour. Le rêve de Sanjit Roy était d'utiliser l'expertise traditionnelle plutôt que les connaissances livresques pour venir en aide aux communautés négligées, ce qu'il a réussi à faire. Il a travaillé toute sa vie au Collège Barefoot, l'o.n.g. (organisme non-gouvernemental) qu'il a fondé.

Une telle réalisation est un exemple d'accomplissement, de ceux qui rendent confiants en l'humain et en ses possibilités infinies. Une initiative à imiter. Nos sociétés auraient intérêt à investir plus à ce niveau.

Ce récit m'a rappelé la pyramide des besoins humains établie par le psychologue Abraham Maslow dans les années 1940. Cette pyramide schématise une théorie élaborée à partir d'observations réalisées dans ces années afin d'étudier les bases de la motivation. L’article où Maslow expose sa théorie de la motivation, A Theory of Human Motivation, est paru en 1943.

Il s'agit d'une classification hiérarchique des besoins. Maslow distingue cinq grandes catégories de besoins. Il considère que l'humain passe à un besoin d’ordre supérieur quand le besoin de niveau immédiatement inférieur est satisfait. Quoique cette théorie soit aujourd’hui contestée par certains, elle demeure intéressante comme outil de réflexion. Les grandes catégories sont les suivantes : les besoins physiologiques, le besoin de sécurité, le besoin d’appartenance, le besoin d’estime et le besoin de s’accomplir.

Sanjit Roy, s'est adressé simultanément aux 5 niveaux des besoins humains avec la réalisation du projet Collège Barefoot.

Le deuxième courriel a trait à une conférence (en anglais) donnée par la Dr Terry Wahls.

http://tedxtalks.ted.com/video/TEDxIowaCity-Dr-Terry-Wahls-Min;search:tag:%22tedxiowacity%22

Vaut le temps d'écoute de 18 minutes.

Pour en savoir plus au sujet de Terry Wahls, voici l'adresse de son site : http://www.terrywahls.com/about-Terry-Wahls

Dr Wahls, est professeur de médecine interne au Collège de médecine de l'Université d'Iowa aux États-Unis. Elle fait aussi de la recherche clinique et a publié plus de 60 articles ou autres. Cette femme, atteinte de sclérose en plaques, a élaboré un régime alimentaire susceptible de nourrir le cerveau et prendre soin de la mitochondrie. Son objectif : régénérer un cerveau atteint de sclérose en plaques (ou du parkinson) par une saine alimentation .... et guérir. Elle a appris à nourrir proprement son corps, son cerveau tout particulièrement et, à partir de ses connaissances au niveau sous-cellulaire, elle est parvenue à se sortir de son fauteuil roulant. La conférence qu'elle donne est très inspirante et s'avère très utile pour les personnes atteintes de dégénération neurologique. Là où la médecine pharmaceutique a échoué, la science des aliments a réussi. N'es-ce pas Hypocrate, père de la médecine qui disait: "que ton aliment soit ta médecine".

En conclusion, que ce soit par l'intermédiaire de Sanjit Roy ou de Terry Wahls ou de personnes similaires, l'humanité s'enrichit de leurs recherches et de leurs actions. La fréquence vibratoire que ces gens irradient en est une qui nous permet de nous élever et nous encouragent à mettre notre propre potentiel et notre capacité de création au profit de chacun et de l'humanité en général.

dimanche 12 février 2012

Le pardon, processus de relâchement de l'énergie

J'ai d'abord entendu parler du pardon lorsque, petite, au cours de religion, on nous enseignait d'être magnanime et de pardonner à son prochain pour toute offense que celui-ci pouvait nous faire. On nous enseignait même à savoir présenter "l'autre joue" lorsqu'on nous frappait d'un côté, selon les enseignements de l'Évangile, à pratiquer l'humilité et à s'effacer devant tout accent de colère, présentant douceur et patience devant l'autre personne.

À l'époque de ce qu'on appelait croissance personnelle, plusieurs écrits ont été publiés au sujet du pardon, commençant à introduire le concept liée à sa propre libération face à l'amertume, la rancune, la colère, etc. suscitée par les gestes ou paroles d'autrui. Il était moins question de sacrifice et d'acceptation passive, mais plutôt de choisir une approche pratique pour se libérer soi-même d'une tension émotionnelle.

Vers les années 2000, le père Jean Monbourquette, o.m.i. a publié un livre intitulé "Pardonner" où il présentait divers événements dans la vie demandant qu'on pratique le pardon à l'égard d'autrui ou envers soi-même. Monbourquette mettait l'accent sur l'acceptation et le lâcher-prise. Parmi les divers événements, il pouvait s'agir de l'échec d'une relation amoureuse, du bris d'une amitié, du décès d'un proche, de la trahison d'un tiers, etc.

Lorsque l'on conçoit l'humain comme un amas d'énergie, animée par une âme en évolution dans l'expérience terrestre, il est reconnu que toute pensée, émotion ou ressenti représente une vibration énergétique spécifique. Dans cette optique, le pardon est un lâcher-prise sur tous les aspects de l'attachement. Lâcher-prise sur l'impuissance à changer l'événement ou l'action d'un autre, lâcher-prise sur le contrôle qu'on souhaiterait avoir sur sa propre vie, lâcher-prise sur les décisions des autres, lâcher-prise sur la blessure occasionnée par l'événement.

En lâchant prise, il se crée une ouverture dans l'énergie et éventuellement un ressenti de liberté s'ensuit. Puis, dans la mesure où nous sommes tous "UN" dans l'énergie, en quelque part et de quelque façon, la personne à l'origine de l'événement agressant, pourra en venir à ressentir aussi un relâchement susceptible de modifier son ouverture de conscience, voire son comportement. Le monde subtil existe et ce n'est pas parce qu'on ne le voie pas, qu'il n'y a rien qui se passe au-delà du connu et du visible. Tout est énergie et tout a sa fréquence vibratoire.

Par ailleurs, comme il est dit en anglais: "Let's not be too attached to the outcome" car la vibration propre à l'attachement pourra retenir le mouvement de circulation libre de l'énergie.

Il est de mise de se pratiquer à "Être", juste "Être" et pour y arriver le lâcher-prise, voire le pardon, nous permet d'y arriver car il nous détache de tout ce qui n'est pas soi-même.

Il est certain qu'il y a beaucoup de programmations à défaire, celles de cette présente vie mais aussi celles de vies antérieures où le contrôle, la dualité, la sécurité, le pouvoir, etc. étaient des moyens d'assurer sa survie.

Le temps est venu de se centrer sur soi, de vivre moins en fonction des autres, de réagir moins aux facteurs extérieurs, mais plutôt de favoriser son enracinement sur cette planète et de reconnaitre sa connexion divine. Lâcher-prise et pardonner et en arriver à respirer plus librement afin de percevoir les événements différemment face du jeu de la vie, créé expressément pour nous permettre de mesurer l'élévation de notre conscience et la guérison de notre âme.

dimanche 8 janvier 2012

Se choisir

Il y eu un temps où "se choisir" relevait d'une conception égocentrique malsaine de la vie. C'était le temps où la religion, catholique ou une autre, menait nos vies en nous imposant des visions limitatives de l'existence et de l'Être humain incarné que nous sommes.

Les temps ont changé et même si plusieurs demeurent encore avec cette programmation, d'autres sont mieux en mesure de faire la différence entre égoïsme, égocentrisme ou égotisme et l'importance de "se choisir". À noter qu'il y a sur terre, maintes personnes qui centrent tout sur eux-mêmes, qui se préoccupent exclusivement de leur propre plaisir et de leur propre intérêt sans se soucier des autres. Là n'est pas le sujet ce texte.

L'Être humain ne peut évoluer sans se relier à son propre pouvoir, et celui-ci ne peut se dévoiler dans l'ombre des autres, leur programmation, leurs aspirations. Chacun a sa vie à vivre et la direction à prendre ne devrait pas relever d'une décision intellectuelle, mais bien d'un ressenti qui vient du coeur. Au niveau du coeur, tous les humains sont en relation et c'est pourquoi la direction de vie adoptée à partir du coeur ne peut être que bénéfique pour soi-même et pour les autres.

Développer son ressenti, taire le mental ou du moins en diminuer son intensité, connecter à son coeur, prendre note des nombreuses peurs et des autres émotions qui se manifestent, pour ensuite écouter et respirer la vibration d'harmonie qui s'installe et qui indique la voie à suivre.

Dans nos sociétés où les normes ont été érigées par les institutions régnantes (pouvoirs religieux, politique, financier et militaire), les gens ont tendance à suivre "le pas". Dans les sociétés plus démocratiques, cela parait moins car la latitude des choix masque souvent les exigences. Par ailleurs, tout est en place pour que l'humain suive une certaine direction et pas une autre. On ne saurait s'en plaindre lorsqu'il s'agit de maintenir l'ordre et la paix. Cependant, le coeur n'a pas toujours été à l'origine de la création de ces normes, ni des modèles de vie qui en découlent.

Dans mon dernier texte, j'écrivais au sujet de la dualité extérieure et intérieure. Créés à partir d'une Source Unique, nous sommes certes venus expérimenter la dualité mais l'objectif ultime de notre vie sur terre, est de prendre conscience de cette division/séparation et de tendre vers la réunification. La dualité extérieure nous reflète celle que nous vivons à l'intérieur de nous-mêmes.

Nous sommes de création "divine", nous sommes Lumière, qu'on le veule ou pas, qu'on en soit conscient ou pas. Se choisir relève de cette réalité. Face à l'adversité extérieure, notre réponse se trouve au niveau de la Lumière que nous portons, de la paix à laquelle nous aspirons, de l'amour que nous vivons au plus profond de nous. Par voie de conséquence, notre réponse reflète le respect de soi envers notre propre nature divine. Chacun a la liberté de s'éveiller à cette réalité; certains auront accès à leur Lumière avec moins de résistance que d'autres, mais tous ont en commun cette première semence en eux.

Et que dire de cette dualité intérieure? Nous avons tous un côté "Ombre", un aspect plus sombre de notre personne, hérité de notre longue traversée, au niveau de l'âme, de nombreuses vies antérieures dans la densité. Cet aspect de notre personne nous amène à vivre cette dualité qui se manifeste comme une relation de force entre deux énergies bien ressenties en dedans de nous. Ce combat interne se révèle à nous dans chacune de nos décisions et de nos actions et dans tous les domaines de notre vie quotidienne, allant du plus banal (ex. es-ce que je me permets un excédent de nourriture à ce repas, malgré les problèmes digestifs qui peuvent être encourus?) au plus significatif (ex. es-ce je préserve cette relation ou es-ce que le temps est venu d'y mettre un terme?).

Notre réponse réside toujours dans le respect de soi. À ce moment, se choisir revient à respecter l'Être de Lumière que je suis et à rechercher ma solution dans l'harmonie qui se fera ressentir dès que je referai le même chemin d'introspection que celui déjà décrit plus haut lorsque nous expérimentons la dualité extérieure.

Facile? Pas du tout. Les choix impliquent nécessairement une coupure face à d'autres options de vie. Cependant, plus subtilement, "notre inconscient, ce Maître qui crée dans l'invisible ce que notre Être conscient subit" (Collectif Ashtar 8 mai 2010), opposera une résistance à notre volonté consciente de transformer nos habitudes et face à tout ce qui en découle. Le tiraillement intérieur pourra être ressenti plus ou moins fort dépendant de la négociation que notre aspect Lumière pourra engager avec notre aspect plus dense.


samedi 24 décembre 2011

Dualité extérieure, dualité intérieure

Nous sommes "Un". Nous venons de la Source et nous en sommes tous et chacun une parcelle. Chacun reflète à chacun un aspect de lui-même. Attention cependant au simplisme de notre mental qui nous présentera diverses hypothèses face à une situation donnée.

Une amie avait tendance à établir des liens directs entre un événement et la personne qui le vivait et intuitivement, sans m'y connaitre vraiment, je sentais que la déduction battait souvent de l'aile. Par exemple, quelqu'un emprunte de l'argent à une connaissance et ne lui remet pas, alors elle pouvait conclure que l'amie qui vivait cette situation, recevait, par l'intermédiaire de cet incident, un message relatif à sa propre personnalité, allant jusqu'à extrapoler qu'il pouvait s'agir d'un retour karmique de gestes similaires qu'elle aurait posés dans une vie antérieure.

De fait, seule la personne en cause peut reconnaitre le "message" qu'elle reçoit et c'est seulement en s'intériorisant, en identifiant les pensées qui se présentent, les émotions vécues et les actions qui suivent, qu'elle réussira à identifier de quelle façon elle pourra utiliser son expérience afin de guérir une partie d'elle-même et évoluer.

La vie est remplie de situations où nous expérimentons la dualité: milieu de travail, contexte familial, relations entre voisins, etc. Les opinions de chacun diffèrent, les perceptions à la base de ces opinions viennent d'expériences personnelles chargées d'émotions, le langage, malgré les mêmes mots utilisés, n'ont pas/plus la même résonnance, ni la même définition. Il arrive souvent que, indépendamment, de l'effort fourni pour s'ajuster à ces situations, rien n'arrive à établir l'harmonie véritable. Les personnalités s'affrontent, les tempéraments se réchauffent et les "gagnants" ne sont pas nécessairement ceux qui possédaient la connaissance vraie ou l'idée porteuse de progrès. Chacun peut rester avec un inconfort, un "quelque chose" en travers de la gorge, un poids sur l'estomac, les intestins noués, le souffle coupé, etc.

Toutes ces situations duelles qui nous sont présentées par la vie, peuvent devenir des outils de connaissance de soi ainsi que des occasions d'apprendre à mieux frayer parmi les autres, ces autres qui sont nos miroirs dans le jeu de la Vie.

Maintenant, indépendamment de ce qui se passe à l'extérieur de nous, nous sommes nous-mêmes, aux prises avec une dualité intérieure. Encore là, au quotidien nous pouvons être à l'écoute des tiraillements que nous ressentons. Il peut s'agir d'un objectif qu'on s'est fixé et s'apercevoir que nos agissements ne vont pas dans le sens recherché. Aucune tierce personne n'intervient et pourtant, nous n'arrivons pas à réaliser des petites choses que nous avons mises à notre programme de vie. Notre mental, toujours très actif, à moins que nous prenions des moyens pour en "contrôler" le dynamisme, ex. la méditation ou autres, nous amène des pensées créatrices d'autres avenues et réussit souvent à nous détourner du chemin fixé.

Tout ce ressenti, tout ce vécu, offert par notre énergie intérieure, devient aussi occasion de prise de conscience et source de changement potentiel.

Dans une canalisation intitulée "Les aventuriers de l'Amour", Simon Leclerc a reçu, en mai 2010, du Collectif Ashtar, des enseignements au sujet de la dualité humaine. Fascinant. Ces phrases extraites du texte donnent un avant-goût de la profondeur du message:

"Vous êtes invités à dégager le Maître inconscient en vous, à lui redonner votre attention. C'est cet aspect de vous qui crée dans l'invisible ce que l'Être conscient subit.

" Nous vous disons que vous subissez les créations qui vous échappent, celles pour lesquelles vous n’avez pas le souvenir. http://www.psychologiedelame.com/message-08-05-10.html

Dans ce message, Simon Leclerc, rappelle qu'il existe un message d’Abraham qui nous est proposé pour comprendre le fonctionnement de notre énergie créatrice. Voici le lien: http://www.psychologiedelame.com/message-05-06-08-abraham.html

Lorsque nous regardons la Vie à partir de son mouvement en nous et à l'extérieur de nous, et non à partir des obligations et des difficultés rencontrées et lorsque nous réalisons que nous pouvons transformer notre réalité et notre Être, déjà l'énergie vitale entreprend de nous appuyer dans cette direction de vie et ainsi l'impression de solitude existentielle que tant de gens ressentent, s'estompe doucement.

lundi 5 décembre 2011

Avatars spirituels, Mère Meera, Amritanandamayi (Amma)


Il y a quelques semaines, le 9 octobre dernier, Mère Meera était de passage à Ottawa. J'ai assisté au darshan donné par Mère Meera. C'était la deuxième fois que j'avais l'occasion de vivre cette expérience.

Qui est Mère Meera et qu'es-ce qu'un darshan?

Mère Meera, née Kamala Reddy, est née le 26 décembre 1960 en Inde. Sa famille n'était pas particulièrement religieuse. Mère Meera quitta sa famille vers l'âge de treize ans afin de vivre chez son oncle B.V. Reddy, reconnu être un grand sage. Elle n'a jamais eu de gourou humain, n'a jamais lu de philosophie religieuse, n'a jamais suivi de discipline particulière. Sa nature divine est innée. Il est dit que Mère Meera est un(e) Avatar, plus particulièrement qu'elle est l'incarnation du Divin féminin.

Mère Meera est mariée depuis 1982 à un Allemand et elle vit en Allemagne.

Qu'es-ce qu'un Avatar. Selon le site
http://www.avatar-de-synthese.com/doctrine%20avatars.htm, "un avatar transmet l’énergie divine à notre planète, comme le Christ a transmis à l’humanité, il y a plus de deux mille ans, l’énergie divine de l’Amour. Représentant de Dieu, un Avatar incarne le dessein divin et affecte le monde entier. La venue d’un Avatar représente un événement spirituel d’une importance capitale pour l’évolution de l’humanité et de la planète, car il inaugure une ère et une civilisation nouvelle et permet de conduire l’homme plus près du divin."

"Les Avatars viennent en période de crise, lorsque le mal (égoïsme, haine, matérialisme exacerbé) domine. Ceci laisse penser que la venue d’un Avatar est non seulement possible à l’heure actuelle, mais encore désirée par un nombre croissant de personnes... Il existe dans l’âme de l’humain un lien de parenté avec la nature divine de l’Avatar.

Il existe des Avatars de tous les rangs et de tous les genres. Le Christ et le Bouddha sont les plus connus. Leur ... nature divine ... leur permet de transmettre un principe cosmique (Amour, Lumière, etc.) et de stimuler le principe correspondant, encore latent et caché, au sein de l’humanité et de l'Être humain."

Selon le site http://archangemichel.org/article_avatar.htm, "Il existe différentes catégories d’Avatars. Certains sont incarnés dans le domaine physique, d’autres focalisent une Conscience/Présence dans une dimension non physique. Cette idée amène donc une autre définition : un Avatar est le point de focalisation dans un espace/temps donné d’une Conscience Spirituelle. Par exemple, Jésus a été préparé pour devenir le point de focalisation de la Conscience Christique, sur la Terre, au début de l’ère du Poisson. Bouddha était le point de focalisation de la fréquence Bouddhique sur la Terre.

Lorsqu’un Maître ou un Archange prend un corps, il épouse littéralement l'existence humaine. Il peut donc ... assister ... l'être humain avec plus de compréhension et de compassion, car il sait ce qu'il ... éprouve.

Le mot Avatar vient du sanskrit "descend", "coming down". On parle de la descente des Dieux/Déesses dans des corps humains. L'Être humain est de nature divine, mais il ne l'a pas encore réalisé. Il est à s'éveiller à sa propre nature. Nous évoluons vers le haut - vers l'Intérieur de Soi. Les Avatars n'ont pas à évoluer. Ils viennent nous montrer notre vraie nature et nous aider à reconnaitre notre propre Essence.

Il est dit que les Avatars viennent du divin tandis que les personnes "réalisées" s'en vont vers le divin. Les gourous sont plutôt des humains qui à force de cheminement, se rapprochent de divin.

Maintenant, qu'es-ce qu'un darshan? Je me réfère à une définition du mot, extraite du site http://www.amma-europe.org/french/qui_est_amma/cekildise.htm. "Darshan vient d'une racine signifiant voir, vision.

« Avoir le darshan » d'un sage, d'une représentation divine, d'un lieu, etc., c'est en recevoir la bénédiction par le fait de le voir. Les hindous diraient : je fais un pèlerinage à Lourdes pour avoir le darshan de Marie, … Dans le darshan, l'idée de bénédiction associée à la vision est importante.

En pratique, voici comment se déroule un darshan avec Mère Meera. Chacun à notre tour nous nous présentons devant elle. Elle nous regarde dans les yeux. Tout est fait en silence. Il est dit que Mère Meera regarde dans tous les coins de l'Être pour voir où elle peut aider. En même temps, elle donne la Lumière à toutes les parties de l'Être. Agenouillé devant elle, elle prend notre tête entre ses mains de façon à toucher, dans l'invisible à nos yeux, une ligne blanche énergétique qui va des orteils à la tête, da façon à y défaire des noeuds qui font obstacles à notre évolution spirituelle. Il est dit que ce travail est très délicat car cette ligne ne peut être brisée. Ces noeuds sont de différente nature, comme par exemple le doute.

Mère Meera précise qu'elle n'est pas un gourou. Elle ne porte aucun jugement et apporte la Lumière divine à tous sans assurer la guidance d'aucun en particulier.

Dans ses enseignements, l'on retrouve trois recommandations pour nous assister dans notre pratique spirituelle.

D'abord, faire "jappa", c'est-à-dire, dire à répétition le nom d'un Être de Lumière ou encore une qualité divine telle amour, paix, etc. Cette répétition aide à purifier la conscience. Ce n'est pas le nom lui-même qui est important dans la pratique du "jappa", mais plutôt le ressenti et l'aspiration qui y est associée.

Deuxièmement, elle enseigne à tout offrir à Dieu, le bon et le moins bon, car tout est divin. L'important n'est pas ce que l'on offre mais plutôt que l'on fasse l'offrande, car l'offrande à Dieu constitue un lâcher-prise de Égo. En anglais, le terme "surrender" est utilisé.

Troisièmement, elle rappelle qu'il n'y a qu'Une Énergie, soit l'énergie divine, l'âme au coeur de l'humain. La transformation de l'humain à l'aide du divin en chacun de nous devient notre objectif de vie. Aucun aspect de soi ne doit être évité - toutes les difficultés rencontrées dans la vie ainsi que les parties les plus sombres de notre personne. Mère Meera rappelle que le travail spirituel est un travail difficile et exigeant.

Je me suis demandé s'il y avait d'autres Avatars connus et j'ai effectué une recherche à ce sujet. Je n'ai pas trouvé grand-chose. Quoiqu’il soit dit qu'il y ait plusieurs Avatars sur terre, il demeure que la majorité y travaille incognito. Ils prennent place parmi nous afin de rayonner la Conscience divine et de l'ancrer sur/dans la planète.

Par ailleurs, Mata Amritanandamayi, connu aussi sous le nom de Amma, me semble être de la même trempe que Mère Meera. Sur son site, on parle de gourou, mais j'ai tendance à penser que le mot utilisé dans ce contexte particulier, revêt une teinte différente lorsqu'on l'applique à Amma.

Je reprends ici quelques passages du site dédié à Amma http://www.ammafrance.org/index.php?option=com_content&view=article&id=9:biographie-damma&catid=2:qui-est-amma&Itemid=3.

"Amma est née le 27 septembre 1953, dans un petit village de la côte du Kérala au Sud de l'Inde, au sein d'une famille d'humbles pêcheurs. Ses parents l'appelèrent Soudhamani.

Elle montra dès l'enfance de nombreux signes inhabituels. La dévotion envers Dieu était une part intégrante de sa nature. Ses parents la trouvaient parfois absorbée dans un état de profonde méditation, totalement perdue à ce monde. A l'âge de cinq ans elle composait de petits chants dévotionnels dédiés à Sri Krishna ; ces chants exprimaient de profondes vérités mystiques. Alors que Soudhamani n'avait que neuf ans, sa mère tomba malade et l'entière responsabilité de la maison retomba sur les épaules de la petite fille. Elle fut finalement contrainte de quitter l'école, alors qu'elle y était la meilleure élève. Quand son travail était terminé, vers minuit, Soudhamani, au lieu de dormir, passait la nuit à méditer, à chanter et à prier.

Elle manifesta dès l'enfance l'amour et la compassion envers tous les êtres humains.

Lorsque Soudhamani parvint à l'adolescence, son amour pour le Seigneur atteignit des proportions indescriptibles. Ses extases se firent de plus en plus fréquentes. Aux yeux de Soudhamani, l'essence de l'univers entier était Krishna, et Krishna seul. En peu de temps, Soudhamani accéda à une union profonde et mystique avec son Seigneur, une union si complète qu'elle ne pouvait plus distinguer entre Krishna et son propre Soi. La seconde phase des pratiques spirituelles de Soudhamani commença lorsqu'elle eut un jour une vision inattendue de la Mère divine de l'univers. A la suite de cette expérience merveilleuse, elle aspira nuit et jour à s'unir à la Mère divine, possédée d'un désir qui ne lui laissait pas de trêve.

Elle fut contrainte de quitter la maison familiale et de vivre sans abri.

Soudhamani se livra pendant des mois aux pratiques spirituelles les plus rigoureuses et les plus austères. Elle restait souvent plongée en samadhi (profonde méditation) pendant des heures et parfois des jours, sans manifester le moindre signe de conscience extérieure. Soudhamani percevait maintenant tous les aspects du Divin en elle et pouvait les manifester à volonté."

Sudhamani, devint alors, Mata Amritanandamayi, la Mère de béatitude immortelle.

Maintenant, Amma voyage à travers toute l'Inde et à l'étranger; elle accueille toutes les personnes qui viennent à elle, les console et répand son message de paix, d'amour, de compassion et de service désintéressé.

Amma prend dans ses bras et embrasse tous ceux qui viennent à elle, hommes ou femmes.

Elle ne s'est pas mariée et n'a pas eu d'enfants, mais elle est devenue la Mère de tous. Ses propres parents la considèrent maintenant comme la Mère Universelle et l'appellent Amma comme tous les autres gens. Ses frères et sœurs et sa famille l'appellent aussi Amma et la vénèrent.

Elle-même n'a pas été guidée ni n'a reçu d'initiation spirituelle par un gourou. Et pourtant elle explique les philosophies compliquées des écritures sans les avoir étudiées.

La vie d'Amma est exempte de toute trace de désirs personnels, elle ne voit en chaque être que le Soi divin, ne sentant aucune séparation, établie dans la Conscience universelle.

Bien qu'elle n'ait pas reçu d'éducation formelle au-delà du cours élémentaire, elle répond remarquablement à toutes les questions, y compris celles venant de scientifiques du plus haut niveau ou d'érudits ayant passé leur vie à étudier les textes. Elle communique les plus hautes vérités aux gens du monde entier, transcendant les barrières des langues. Amma répand un message de joie, de paix et de sagesse en parlant simplement le langage de l'amour.

Arnaud Desjardins dit à son sujet:
‘Quelle joie et quelle bénédiction de constater que des jeunes gens du monde entier, ..., peuvent voir et savoir à travers Amma que le divin n'est pas un rêve mais la réalité.'
(Arnaud Desjardins, réalisateur et écrivain, spécialiste des spiritualités orientales, directeur du Centre de Hauteville, Ardèche, 2003.)

En octobre 2002, Amma fut invitée à participer à la Conférence Mondiale des Femmes Dirigeantes spirituelles et religieuses au Palais des Nations-Unies, Genève, Suisse. «Le futur de cette planète dépend des femmes» Le discours qu'elle y a présenté peut se lire ou même s'écouter à l'adresse suivante:
http://www.ammafrance.org/index.php?option=com_content&view=article&id=22&catid=31&Itemid=3

Il s'agit d'une des présentations les plus riches et les plus convaincantes qu'il m'a été donné d'entendre. À écouter et à réécouter.

En terminant, je reprends un passage d'un document consulté au sujet de Mère Meera au sujet de la nature même d'Avatar: "There is no way to understand or even prove Avatar, as it is not possible to prove God. It's a matter of one's experience."





















dimanche 6 novembre 2011

Des paroles et des chansons

Le message précédent traitait de l'importance de la pensée et de la parole dans la manifestation de la vie. Dans le livre Le Jeu de la Vie, utilisé en référence, il y avait entre autres cette citation "À cause de la puissance vibratoire des paroles, quoi que ce soit que nous disions, nous commençons à nous l'attirer."
Dernièrement, je me suis jointe à une chorale dont la thématique choisie pour cet automne, est celle des chansons françaises. Ma famille, du côté de ma mère, était très impliquée dans la musique et dès mon enfance, j'ai appris un bon nombre de chansons. À l'école primaire et secondaire, j'ai continué d'en apprendre et tout au cours de ma vie, j'ai imbibé consciemment et inconsciemment la musique qui tournait à la radio et à la télévision. En conséquence, je possède un bon répertoire et il y a pour moi un grand bonheur à chanter et à le faire au sein d'une chorale dont les membres possèdent aussi ce goût de chanter.

La plupart des chansons françaises sont constituées de mélodies magnifiques qui se fraient un chemin dans notre mémoire et que l'on se surprend à fredonner à tout moment. Elles peuvent nous trotter dans la tête avec leurs paroles sans qu'on ait réfléchi à leur signification ou au contraire, elles peuvent traduire des situations que nous avons vécues et aller chercher en nous les émotions que nous avions éprouvées en ces circonstances.
Maintenant que je prends conscience de la puissance vibratoire des mots - ainsi que des émotions qu'ils transportent - je remarque les chansons qui contribuent à élever ou à baisser notre fréquence vibratoire ainsi qu'à lancer "dans l'énergie" un appel à une manifestation pas nécessairement désirée.

J'apporte ici quelques exemples. "Tous les garçons et les filles" de Françoise Hardy ( ... Oui mais moi, je vais seule, par les rues l'âme en peine, Oui mais moi, je vais seule, car personne ne m'aime. Mes jours comme mes nuits sont en tous points pareils, sans joie et pleins d'ennuis, Personne ne murmure "je t'aime" à mon oreille). Les autres couplets n'apportent pas de message plus positif quant à l'estime de soi. Adolescente, je l'ai chanté comme bien d'autres jeunes filles, avec l'émotion suggérée par le texte, que j'aie eu ou non un copain à ce moment-là.
Un deuxième exemple, "Hymne à l'amour" d'Édith Piaf ( ... Si tu me le demandais, Je renierais ma patrie, Je renierais mes amis, On peut bien rire de moi, Je ferais n'importe quoi, Si tu me le demandais. ... Si tu meurs, que tu sois loin de moi, Peu m'importe si tu m'aimes, Car moi je mourrai aussi ...). Dans ce texte, il n'y a pas grand place pour l'estime de soi, la responsabilité personnelle de sa propre vie, etc. Malgré la beauté reconnue de cette chanson, ces paroles ne constituent pas un message que je voudrais laisser aux jeunes adultes d'aujourd'hui.
Dans un autre ordre d'idée, la chanson "Amène-toi chez nous" de Jacques Michel est créatrice d'espoir, d'entraide et de vision (... N'oublie pas que ce sont les gouttes d'eau qui alimentent le creux des ruisseaux. Si les ruisseaux savent trouver la mer, peut-être trouverons-nous la Lumière. Viens ... ).
"C'est beau la Vie" de Jean Ferrat s'avère être une hymne à la vie, dont tous les couplets reflètent la reconnaissance, la gratitude, l'amour ( ... quelques mots d'une chanson ... Un oiseau qui fait la roue ... Tout ce qui tremble et palpite, tout ce qui lutte et se bat ... Pouvoir encore regarder, pouvoir encore écouter, etc.)

Maintenant, jetons un coup d'œil aux chansons pour enfants afin de bien saisir quelle programmation nous encourageons pour eux, mais aussi, si ce sont des chansons anciennes, quelle programmation nous avons peut-être reçue de nos propres parents. La jolie berceuse de Marcel Amont "Ferme tes jolis yeux" donne tout de suite le ton dans son refrain dont le message n'est pas des plus positifs ( Ferme tes jolis yeux Car les heures sont brèves, Au pays merveilleux, Au beau pays du rêve, Ferme tes jolis yeux
Car tout n'est que mensonge, Le bonheur n'est qu'un songe, Ferme tes jolis yeux). Pas très encourageant comme prémisse au départ dans la vie!
Le premier couplet accorde un rôle de "pas gentil" au père par ces paroles: (... il faut dormir bien vite
Nous avons assez bavardé, Faites dodo chère petite, Car petit père va gronder). Il est possible qu'au temps de la composition du texte, le père détenait le rôle de discipliner les enfants, or il se trouve que ce rôle ne permettait guère au père et à l'enfant d'établir une relation chaleureuse. Aujourd'hui, la société a évolué et on ne regarde plus les pères comme des figures d'autorité, mais bien comme des Êtres humains appelés à aimer et bien encadrer leurs enfants jusqu'à l'âge adulte.
Quant aux deux autres couplets de cette "berceuse", je me demande bien par quel artifice de l'esprit on en est arrivé à transformer la berceuse pour tout-petit à une ode à la jeune fille découvrant ses formes de femme et à la jeune femme mariée en émoi le soir de ses noces. Ces couplets n'ont pas leur place dans une berceuse. Combien de parents l'ont inconsciemment chanté à leurs tout-petits? Quelle programmation!
"J'ai un beau château" est un autre exemple de chanson d'enfant qui contienne un message douteux quant au comportement souhaité chez nos enfants et les adultes qu'ils deviendront. Je l'ai chanté à plusieurs reprises et cette chanson est encore très à la mode dans les cours d'école. Donc, l'essentiel du message porte sur la surenchère de la comparaison et de la destruction ( ... J'ai un beau château ... Le nôtre est plus beau ... Nous le détruirons ... Comment ferez-vous? ... En prenant une pierre ... Quelle pierre prendrez-vous ? Celle que voici). Et voilà que la guerre commence.

En terminant, il m'a été rappelé dernièrement une chanson très populaire des années 1970 dont le message visionnaire pourrait être facilement repris actuellement. Issue de la comédie musicale "Hair", la chanson "Aquarius", dont la musique a été composée par Galt MacDermot sur des paroles de James Rado et de Gerome Ragni, parle de l'arrivée de l'Ère du Verseau en ces termes:
"When the moon is in the seventh house / And Jupiter aligns with Mars / Then peace will guide the planets / And Love will steer the stars / This is the dawning of the age of Aquarius / The age of Aquarius, Aquarius, Aquarius ... / Harmony and Understanding / Sympathy and trust abounding / No more falsehoods or derisions / Golden living dreams of visions / Mystic crystal revelation / And the minds true liberation / Aquarius, Aquarius ... "
( "Quand la lune sera dans la septième maison / Et que Jupiter sera alignée sur Mars / La paix guidera les planètes / Et l'amour dirigera les étoiles / Voici l'aube de l'ère du Verseau / L'ère du Verseau, du Verseau, du Verseau ... / L'harmonie et la compréhension / La sympathie et la confiance en abondance / Plus de mensonges ni de mépris / Que d'heureuses visions de rêves / Révélations mystiques cristallines / Et vraie libération des esprits / Le Verseau, le Verseau, ...") (Traduction tirée du livre 2012 Le grand rassemblement, Éditions Ariane).
Cette pièce musicale vibre à la fréquence de l'amour, de la paix et de la libération des esprits vers une plus haute conscience cosmique.

De toute évidence, lorsqu'on devient plus éveillé et capable de ressentir la portée vibratoire des mots, notre liberté de choix s'agrandit quant aux messages que l'on souhaite entendre résonner dans notre environnement.











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