jeudi 26 avril 2012

S'entraider

Dernièrement, des Témoins de Jéhovah ont frappé à ma porte, comme ils le font de temps à autre. Certains refusent de parler à ces gens, certains en ont même peur ... pour différentes raisons. Ils n'ouvrent pas ou referment leur porte aussitôt qu'ils s'aperçoivent à qui ils ont affaire.
En ce qui me concerne, il m'arrive de prendre quelques minutes pour échanger avec eux, histoire de les connaitre un peu mieux et de comparer mes connaissances aux leurs. Je suis toujours intéressée à identifier les ressemblances entre les différentes religions ou mouvements spirituels. Et puis, il se peut que certains aient de nouvelles connaissances à m'apprendre. Mon écoute s'avère autant vibratoire qu'intellectuelle, afin de m'assurer de pratiquer mon discernement. Pas de censure automatique, au contraire.

À l'occasion de cette rencontre et comme il se fait d'habitude, l'on m'a remis deux brochures (il y en a toujours une qui est insérée dans l'autre, les Témoins ne nous montrant habituellement que celle qui est sur le dessus) et j'en ai fait la lecture. Il arrive que certains articles ou certains passages m'apportent quelques éléments sérieux de réflexion, mais cette fois-ci, au contraire, je n'ai pas senti l'ouverture ou l'intelligence que je recherchais, sauf pour un texte traitant de la maladie mentale, plus spécifiquement des troubles anxieux.
J'ai décidé de recopier les passages traitant de l'entraide, de la compassion et du support que chacun peut apporter à l'autre. À mon avis, le texte qui suit s'applique autant à la maladie purement physique qu'à la maladie mentale.

"Souvent, les grands anxieux redoutent tant l'incompréhension qu'ils cherchent à dissimuler leur problème. Cela peut entrainer un sentiment de culpabilité qui ne fait qu'aggraver leur état. Il est donc primordial que famille et amis manifestent leur soutien.

Documentez-vous. Cette suggestion sera surtout utile à celui qui côtoie de près un "anxieux", notamment un parent ou un ami particulièrement proche.

Il est important de montrer un réel souci pour ses amis et de s'abstenir de tout sous-entendu vexant. À cet effet, le choix des mots compte autant que le ton de la voix.

Soyez sensibles aux sentiments d'un proche anxieux. Écoutez-le attentivement. Efforcez-vous d'appréhender les choses de son point de vue plutôt que du vôtre. Tandis qu'il se confie, ne tirez pas de conclusions hâtives. Ne devenez pas de "pénibles consolateurs", qualificatif qui a été donné aux faux amis de Job dans la Bible. En réalité, ils ont ajouté au désastre du patriarche ! (Job 16:2).

Retenez donc bien ce point : prêtez une oreille attentive à celui qui souffre. Laissez-le exprimer librement ce qu'il ressent. Vous comprendrez mieux ce qu'il traverse. Et qui sait si grâce à votre aide, il ne mènera pas une vie plus remplie et plus riche de sens?"

Des problèmes de santé, j'en ai connus et j'en connais encore et j'ai rencontré chez mes proches et chez mes amis différentes réactions dont certaines m'ont laissée perplexe. Le texte qui précède s'avère pour moi, de bon conseil et fait appel à la vibration du cœur, à celle de la compassion, à cette fréquence même qui contienne intrinsèquement celle la guérison.

Dans les années passées, différentes théories ont été élaborées et diffusées au sujet des gens moins bien nantis, de ceux qui sont malades et des plus marginaux. Beaucoup de jugements, de suppositions, de fausses perceptions ont amené des gens à l'indifférence, au chacun-pour-soi, à l'égocentrisme. Par exemple, il se disait que la personne malade l'était par sa faute (karma ou autre) et que c'était à elle de s'en sortir. Souvent, il était de mise, de refuser de reconnaitre les limites de la personne et de la forcer à les dépasser en utilisant sa volonté, comme si la volonté pouvait suffire dans tous les cas. Je me rappelle aussi la mode relative à la pensée positive qui prônait la répétition de phrases précises pour enrayer certains maux ou malaises ou simplement pour ramener la santé parfaite, comme si pratiquer cette approche pouvait permettre de passer au travers de toutes situations.

Il va sans dire que ces façons d'être ne permettaient pas de pratiquer l'entraide, la compassion et le non-jugement qui font partie de l'approche humaine la plus pertinente pour assurer un support à l'un des nôtres.

L'on dit que l'Ère du Verseau sera l'Ère de la compassion et que c'est par la mise en pratique de cette fréquence vibratoire que l'humanité évoluera vers un monde meilleur.

jeudi 12 avril 2012

Témoignage participation à la veillée pascale

Samedi dernier, j'ai assisté à la "veillée pascale" célébrée dans une église de la région. Une célébration de plus de deux heures qui m'a permise d'être témoin de la foi des catholiques présents à cet événement. J'ai été heureusement surprise de la ferveur manifestée par chacun, de l'implication des paroissiens dans l'organisation de la soirée, de l'originalité et de la dynamique de la cérémonie. C'était la fête! Discrète, respectueuse, engagée.

Depuis l'automne dernier, je fais partie d'une chorale et la directrice de cette chorale et le pianiste sont aussi les dirigeants de la chorale de cette église. Connaissant leur talent et leur passion pour la musique, je n'avais aucun doute que les chants seraient à point et bien rendus. Ils parlaient d'ailleurs de l'organisation de cette veillée pascale avec tellement d'enthousiasme que je l'ai mise à mon agenda comme un rendez-vous à un spectacle. Il y a de ces gens qui vous transmettent leur lumière, leur légèreté et leur joie juste par leur état d'être et c'est pour moi un signe que l'énergie alors émise est bonne pour ma santé.

Je n'appartiens à aucune église, groupe confessionnel, mouvement spirituel ou autre regroupement; je tiens à ma liberté de pensée. Je possède par ailleurs un réel intérêt dans la compréhension de l'être humain qui se joint à ces groupes et la plupart du temps, il m'est possible de partager avec chacun des croyances ou des convictions profondes, sans pour autant adhérer aux dogmes et aux doctrines qui sont les leurs.

Il y a un témoignage dans le petit feuillet de la paroisse qui illustre bien l'évolution dans le temps de la dynamique de la participation des paroissiens lors des célébrations:
" Quand j'avais 10 ans, j'assistais à la messe. Le tout se déroulait dans le sanctuaire, le dos au peuple. Le dialogue en latin s'échangeait ente le prêtre et le servant. Le silence était de rigueur. Nous n'avions rien à dire ... Le sermon nous était adressé afin que chacun "mette son chapeau". Après Vatican ll, ... je me suis mise à participer à la messe. Il s'agissait de prononcer la Parole afin qu'elle résonne et fasse écho en chacun de nous ... l'Homélie favorisait la compréhension de la Parole pour qu'elle éclaire notre quotidien et s'y incarne.
Aujourd'hui, ne serait-il pas temps d'être des célébrants de l'Eucharistie avec le prêtre qui préside le rassemblent?"

Lors de la veillée pascale, j'ai eu le privilège de constater que les paroissiens sont maintenant devenus, du moins à cette église, de réels célébrants et non des assistants passifs. Il y a eu les chants, les témoignages personnels de foi, l'histoire racontée de la résurrection de Jésus comme si celui qui racontait y avait véritablement assisté; il y a eu les chandelles allumées une à une par le feu d'un participant transmis à un autre. Il y a eu les clochettes sonnées par les participants et la cérémonie de la bénédiction de l'eau en provenance des quatre coins de l'église, l'apport de corbeilles de pains et de gerbes de fleurs sur l'autel central et j'en passe. Il y a eu le pasteur qui a oublié la note juste et qui a demandé humblement qu'on la lui rappelle afin de chanter son texte. Le tout s'est déroulé dans la paix, la convivialité et la foi d'être au bon endroit.

Les membres de l'équipe pastorale avaient préparé un repas communautaire disponible à la fin de la cérémonie afin que les participants continuent d'échanger et de fraterniser, ce qui m'a permis de jaser un peu avec l'un et l'autre et d'observer le plaisir d'être des gens autour. Chacun est ressorti de cette veillée pascale imbibé d'une belle énergie spirituelle issue du cœur et laissant l'Être entier enveloppé de paix et d'amour.

Je rends hommage à ce genre de rassemblement humain, sobre et permettant l'expression individuelle, respectant la liberté de l'individu et témoignant par l'action des enseignements de Jésus. Celui-ci, j'en suis convaincue, ne privilégiait d'aucune façon l'obéissance à des dogmes et à des doctrines; il enseignait de vivre l'amour inconditionnel et impersonnel au quotidien.

vendredi 30 mars 2012

La conscience du corps

Pendant un long moment de ma vie, j'ai pris pour acquis mon corps physique. De fait, je n'avais aucune conscience de son importance, de sa nature et de son rôle; je l'ignorais, même si je suivais tous les bons préceptes d'hygiène et d'alimentation nécessaires à son fonctionnement.

Très jeune, dans mon milieu très religieux catholique, il était mal vu de parler du corps, de s'en préoccuper ou de s'en occuper. Il y était associé toute une catégorie de "péchés", allant de l'orgueil à l'impureté. Il était alors d'usage de l'utiliser et même de l'user sans s'en soucier, comme s'il était une bête de somme accomplissant son travail.

Fatiguée? On n'en parle pas ... ce serait se plaindre et le sacrifice était alors très valorisé.  Malade? Idem ... à moins d'avoir à garder le lit, et même à ce stade, il était de mise de se sentir coupable de ne pas avoir réussi à tenir "le coup", ou même coupable de "profiter" des services des soignants, en monopolisant leur temps ailleurs que dans une fonction utile et rentable. Et parler de ses malaises était considérer "se plaindre" ...

S'occuper de son corps afin de le mettre en beauté, en faisant appel aux soins tels l'esthétique faciale, le manucure, les coiffures sophistiquées provoquaient des commentaires de la part des puristes. La vanité, l'orgueil ... tous des péchés à confesser à la prochaine occasion. À l'époque, on était loin des chirurgies plastiques ou de l'injection de botox permettant d'effacer les signes de l'âge, mais c'était déjà trop pour les mentalités de ce temps.

Quant à la sexualité, c'était un sujet tabou. On faisait comme si les organes sexuels chez l'homme et chez la femme n'existaient pas. Les parents se réservaient un p'tit moment pour informer sommairement leurs enfants des comment et des pourquoi, en espérant qu'ils n'auraient pas à fournir trop de détails et à répondre à des questions qui auraient pu les embêter. Même s'il était inquiétant qu'un enfant puisse avoir reçu l'information d'ailleurs avant que les parents n'abordent avec eux la question, ceux-ci n'en étaient que soulagés, leur propre charge en étant diminuée par le fait même.

Heureusement les mentalités ont évolué, mais il demeure quand même un canevas de l'un ou l'autre aspect de la négation du corps physique chez nos contemporains.

LE CORPS PHYSIQUE EST LE VÉHICULE TERRESTRE DE L'ÂME. C'est ce que j'ai appris dans les vingt dernières années et c'est ce qu'il est important de diffuser comme information.
Quelle différence dans la manière de considérer son corps entre le fait de le voir comme une bête de somme au service de sa volonté personnelle ou de le voir comme un outil essentiel à son évolution!

Le corps nous parle. La fatigue, la maladie, les courbatures, les raideurs et tous les autres malaises et symptômes découlent d'un langage de notre corps afin de nous aiguillonner vers un autre niveau de conscience. Malheureusement, nous ne connaissons pas ce langage auquel nous n'avons pas été initiés, et pour cause, les anciennes mentalités découlant souvent de dogmes religieux. La fatigue demande qu'on ralentisse ou qu'on change d'activité ou ... La maladie demande un arrêt, une réflexion ou ... Le brûlement d'estomac ... idem. Etc.

Il est dit que chaque partie du corps est intimement liée à différentes émotions installées dans le corps émotionnel et à diverses pensées du corps mental, ce dernier influençant directement celui-là. Par exemple, le foie pourrait capter la colère et développer des malaises et même une pathologie à ce propos. Plusieurs livres ont été écrits à ce sujet. Certains y vont d'affirmations très précises au sujet des liens entre les pensées, les émotions et les maladies, d'autres se limitent à attirer l'attention et la conscience sur la question.

Personnellement, je préfère procéder par introspection, méditer et laisser émerger de mon subconscient les réponses qui me seront utiles afin de me permettre de faire les ajustements ou virages nécessaires susceptibles de répondre aux besoins exprimés par mon corps.

samedi 3 mars 2012

Possibilités infinies de l'Être humain


Une des raisons principales sous-tendant la rédaction de ce blogue réside dans l'importance de partager une information susceptible d'être utile au processus de récupération de notre pouvoir individuel et collectif.

À cet effet, j'ai reçu, dans les dernières semaines, deux courriels inspirants et allant dans le sens de cette réappropriation du pouvoir personnel, débordant sur le collectif. J'estime à propos de les partager.

Il y a d'abord, cette vidéoconférence de Sanjit Bunker Roy. http://www.ted.com/talks/lang/pt/bunker_roy.html#.Tty9NE-cDhE.facebook. (en anglais).

Sanjit Roy est né aux Indes en 1945, dans la région de Burnpur Bengal, actuellement nommée Bengal ouest. Après avoir obtenu son diplôme de maîtrise en anglais, il a opté pour le travail social au niveau des villages. Roy a été influencé par les enseignements du Mahatma Gandhi et s'en est inspiré pour établir le style de travail en vigueur au collège Barefoot. Selon Wikipedia, ce collège a formé plus de 3 millions de personnes capables d'accomplir le travail nécessaire pour moderniser les infrastructures villageoises existantes, soit des constructions rudimentaires sans mobiliers et avec planchers de terre. La jeunesse rurale choisie par la communauté pour recevoir la formation donnée par le Collège, vient d'un milieu pauvre, subsistant souvent, à peine avec un repas par jour. Le rêve de Sanjit Roy était d'utiliser l'expertise traditionnelle plutôt que les connaissances livresques pour venir en aide aux communautés négligées, ce qu'il a réussi à faire. Il a travaillé toute sa vie au Collège Barefoot, l'o.n.g. (organisme non-gouvernemental) qu'il a fondé.

Une telle réalisation est un exemple d'accomplissement, de ceux qui rendent confiants en l'humain et en ses possibilités infinies. Une initiative à imiter. Nos sociétés auraient intérêt à investir plus à ce niveau.

Ce récit m'a rappelé la pyramide des besoins humains établie par le psychologue Abraham Maslow dans les années 1940. Cette pyramide schématise une théorie élaborée à partir d'observations réalisées dans ces années afin d'étudier les bases de la motivation. L’article où Maslow expose sa théorie de la motivation, A Theory of Human Motivation, est paru en 1943.

Il s'agit d'une classification hiérarchique des besoins. Maslow distingue cinq grandes catégories de besoins. Il considère que l'humain passe à un besoin d’ordre supérieur quand le besoin de niveau immédiatement inférieur est satisfait. Quoique cette théorie soit aujourd’hui contestée par certains, elle demeure intéressante comme outil de réflexion. Les grandes catégories sont les suivantes : les besoins physiologiques, le besoin de sécurité, le besoin d’appartenance, le besoin d’estime et le besoin de s’accomplir.

Sanjit Roy, s'est adressé simultanément aux 5 niveaux des besoins humains avec la réalisation du projet Collège Barefoot.

Le deuxième courriel a trait à une conférence (en anglais) donnée par la Dr Terry Wahls.

http://tedxtalks.ted.com/video/TEDxIowaCity-Dr-Terry-Wahls-Min;search:tag:%22tedxiowacity%22

Vaut le temps d'écoute de 18 minutes.

Pour en savoir plus au sujet de Terry Wahls, voici l'adresse de son site : http://www.terrywahls.com/about-Terry-Wahls

Dr Wahls, est professeur de médecine interne au Collège de médecine de l'Université d'Iowa aux États-Unis. Elle fait aussi de la recherche clinique et a publié plus de 60 articles ou autres. Cette femme, atteinte de sclérose en plaques, a élaboré un régime alimentaire susceptible de nourrir le cerveau et prendre soin de la mitochondrie. Son objectif : régénérer un cerveau atteint de sclérose en plaques (ou du parkinson) par une saine alimentation .... et guérir. Elle a appris à nourrir proprement son corps, son cerveau tout particulièrement et, à partir de ses connaissances au niveau sous-cellulaire, elle est parvenue à se sortir de son fauteuil roulant. La conférence qu'elle donne est très inspirante et s'avère très utile pour les personnes atteintes de dégénération neurologique. Là où la médecine pharmaceutique a échoué, la science des aliments a réussi. N'es-ce pas Hypocrate, père de la médecine qui disait: "que ton aliment soit ta médecine".

En conclusion, que ce soit par l'intermédiaire de Sanjit Roy ou de Terry Wahls ou de personnes similaires, l'humanité s'enrichit de leurs recherches et de leurs actions. La fréquence vibratoire que ces gens irradient en est une qui nous permet de nous élever et nous encouragent à mettre notre propre potentiel et notre capacité de création au profit de chacun et de l'humanité en général.

dimanche 12 février 2012

Le pardon, processus de relâchement de l'énergie

J'ai d'abord entendu parler du pardon lorsque, petite, au cours de religion, on nous enseignait d'être magnanime et de pardonner à son prochain pour toute offense que celui-ci pouvait nous faire. On nous enseignait même à savoir présenter "l'autre joue" lorsqu'on nous frappait d'un côté, selon les enseignements de l'Évangile, à pratiquer l'humilité et à s'effacer devant tout accent de colère, présentant douceur et patience devant l'autre personne.

À l'époque de ce qu'on appelait croissance personnelle, plusieurs écrits ont été publiés au sujet du pardon, commençant à introduire le concept liée à sa propre libération face à l'amertume, la rancune, la colère, etc. suscitée par les gestes ou paroles d'autrui. Il était moins question de sacrifice et d'acceptation passive, mais plutôt de choisir une approche pratique pour se libérer soi-même d'une tension émotionnelle.

Vers les années 2000, le père Jean Monbourquette, o.m.i. a publié un livre intitulé "Pardonner" où il présentait divers événements dans la vie demandant qu'on pratique le pardon à l'égard d'autrui ou envers soi-même. Monbourquette mettait l'accent sur l'acceptation et le lâcher-prise. Parmi les divers événements, il pouvait s'agir de l'échec d'une relation amoureuse, du bris d'une amitié, du décès d'un proche, de la trahison d'un tiers, etc.

Lorsque l'on conçoit l'humain comme un amas d'énergie, animée par une âme en évolution dans l'expérience terrestre, il est reconnu que toute pensée, émotion ou ressenti représente une vibration énergétique spécifique. Dans cette optique, le pardon est un lâcher-prise sur tous les aspects de l'attachement. Lâcher-prise sur l'impuissance à changer l'événement ou l'action d'un autre, lâcher-prise sur le contrôle qu'on souhaiterait avoir sur sa propre vie, lâcher-prise sur les décisions des autres, lâcher-prise sur la blessure occasionnée par l'événement.

En lâchant prise, il se crée une ouverture dans l'énergie et éventuellement un ressenti de liberté s'ensuit. Puis, dans la mesure où nous sommes tous "UN" dans l'énergie, en quelque part et de quelque façon, la personne à l'origine de l'événement agressant, pourra en venir à ressentir aussi un relâchement susceptible de modifier son ouverture de conscience, voire son comportement. Le monde subtil existe et ce n'est pas parce qu'on ne le voie pas, qu'il n'y a rien qui se passe au-delà du connu et du visible. Tout est énergie et tout a sa fréquence vibratoire.

Par ailleurs, comme il est dit en anglais: "Let's not be too attached to the outcome" car la vibration propre à l'attachement pourra retenir le mouvement de circulation libre de l'énergie.

Il est de mise de se pratiquer à "Être", juste "Être" et pour y arriver le lâcher-prise, voire le pardon, nous permet d'y arriver car il nous détache de tout ce qui n'est pas soi-même.

Il est certain qu'il y a beaucoup de programmations à défaire, celles de cette présente vie mais aussi celles de vies antérieures où le contrôle, la dualité, la sécurité, le pouvoir, etc. étaient des moyens d'assurer sa survie.

Le temps est venu de se centrer sur soi, de vivre moins en fonction des autres, de réagir moins aux facteurs extérieurs, mais plutôt de favoriser son enracinement sur cette planète et de reconnaitre sa connexion divine. Lâcher-prise et pardonner et en arriver à respirer plus librement afin de percevoir les événements différemment face du jeu de la vie, créé expressément pour nous permettre de mesurer l'élévation de notre conscience et la guérison de notre âme.

dimanche 8 janvier 2012

Se choisir

Il y eu un temps où "se choisir" relevait d'une conception égocentrique malsaine de la vie. C'était le temps où la religion, catholique ou une autre, menait nos vies en nous imposant des visions limitatives de l'existence et de l'Être humain incarné que nous sommes.

Les temps ont changé et même si plusieurs demeurent encore avec cette programmation, d'autres sont mieux en mesure de faire la différence entre égoïsme, égocentrisme ou égotisme et l'importance de "se choisir". À noter qu'il y a sur terre, maintes personnes qui centrent tout sur eux-mêmes, qui se préoccupent exclusivement de leur propre plaisir et de leur propre intérêt sans se soucier des autres. Là n'est pas le sujet ce texte.

L'Être humain ne peut évoluer sans se relier à son propre pouvoir, et celui-ci ne peut se dévoiler dans l'ombre des autres, leur programmation, leurs aspirations. Chacun a sa vie à vivre et la direction à prendre ne devrait pas relever d'une décision intellectuelle, mais bien d'un ressenti qui vient du coeur. Au niveau du coeur, tous les humains sont en relation et c'est pourquoi la direction de vie adoptée à partir du coeur ne peut être que bénéfique pour soi-même et pour les autres.

Développer son ressenti, taire le mental ou du moins en diminuer son intensité, connecter à son coeur, prendre note des nombreuses peurs et des autres émotions qui se manifestent, pour ensuite écouter et respirer la vibration d'harmonie qui s'installe et qui indique la voie à suivre.

Dans nos sociétés où les normes ont été érigées par les institutions régnantes (pouvoirs religieux, politique, financier et militaire), les gens ont tendance à suivre "le pas". Dans les sociétés plus démocratiques, cela parait moins car la latitude des choix masque souvent les exigences. Par ailleurs, tout est en place pour que l'humain suive une certaine direction et pas une autre. On ne saurait s'en plaindre lorsqu'il s'agit de maintenir l'ordre et la paix. Cependant, le coeur n'a pas toujours été à l'origine de la création de ces normes, ni des modèles de vie qui en découlent.

Dans mon dernier texte, j'écrivais au sujet de la dualité extérieure et intérieure. Créés à partir d'une Source Unique, nous sommes certes venus expérimenter la dualité mais l'objectif ultime de notre vie sur terre, est de prendre conscience de cette division/séparation et de tendre vers la réunification. La dualité extérieure nous reflète celle que nous vivons à l'intérieur de nous-mêmes.

Nous sommes de création "divine", nous sommes Lumière, qu'on le veule ou pas, qu'on en soit conscient ou pas. Se choisir relève de cette réalité. Face à l'adversité extérieure, notre réponse se trouve au niveau de la Lumière que nous portons, de la paix à laquelle nous aspirons, de l'amour que nous vivons au plus profond de nous. Par voie de conséquence, notre réponse reflète le respect de soi envers notre propre nature divine. Chacun a la liberté de s'éveiller à cette réalité; certains auront accès à leur Lumière avec moins de résistance que d'autres, mais tous ont en commun cette première semence en eux.

Et que dire de cette dualité intérieure? Nous avons tous un côté "Ombre", un aspect plus sombre de notre personne, hérité de notre longue traversée, au niveau de l'âme, de nombreuses vies antérieures dans la densité. Cet aspect de notre personne nous amène à vivre cette dualité qui se manifeste comme une relation de force entre deux énergies bien ressenties en dedans de nous. Ce combat interne se révèle à nous dans chacune de nos décisions et de nos actions et dans tous les domaines de notre vie quotidienne, allant du plus banal (ex. es-ce que je me permets un excédent de nourriture à ce repas, malgré les problèmes digestifs qui peuvent être encourus?) au plus significatif (ex. es-ce je préserve cette relation ou es-ce que le temps est venu d'y mettre un terme?).

Notre réponse réside toujours dans le respect de soi. À ce moment, se choisir revient à respecter l'Être de Lumière que je suis et à rechercher ma solution dans l'harmonie qui se fera ressentir dès que je referai le même chemin d'introspection que celui déjà décrit plus haut lorsque nous expérimentons la dualité extérieure.

Facile? Pas du tout. Les choix impliquent nécessairement une coupure face à d'autres options de vie. Cependant, plus subtilement, "notre inconscient, ce Maître qui crée dans l'invisible ce que notre Être conscient subit" (Collectif Ashtar 8 mai 2010), opposera une résistance à notre volonté consciente de transformer nos habitudes et face à tout ce qui en découle. Le tiraillement intérieur pourra être ressenti plus ou moins fort dépendant de la négociation que notre aspect Lumière pourra engager avec notre aspect plus dense.


samedi 24 décembre 2011

Dualité extérieure, dualité intérieure

Nous sommes "Un". Nous venons de la Source et nous en sommes tous et chacun une parcelle. Chacun reflète à chacun un aspect de lui-même. Attention cependant au simplisme de notre mental qui nous présentera diverses hypothèses face à une situation donnée.

Une amie avait tendance à établir des liens directs entre un événement et la personne qui le vivait et intuitivement, sans m'y connaitre vraiment, je sentais que la déduction battait souvent de l'aile. Par exemple, quelqu'un emprunte de l'argent à une connaissance et ne lui remet pas, alors elle pouvait conclure que l'amie qui vivait cette situation, recevait, par l'intermédiaire de cet incident, un message relatif à sa propre personnalité, allant jusqu'à extrapoler qu'il pouvait s'agir d'un retour karmique de gestes similaires qu'elle aurait posés dans une vie antérieure.

De fait, seule la personne en cause peut reconnaitre le "message" qu'elle reçoit et c'est seulement en s'intériorisant, en identifiant les pensées qui se présentent, les émotions vécues et les actions qui suivent, qu'elle réussira à identifier de quelle façon elle pourra utiliser son expérience afin de guérir une partie d'elle-même et évoluer.

La vie est remplie de situations où nous expérimentons la dualité: milieu de travail, contexte familial, relations entre voisins, etc. Les opinions de chacun diffèrent, les perceptions à la base de ces opinions viennent d'expériences personnelles chargées d'émotions, le langage, malgré les mêmes mots utilisés, n'ont pas/plus la même résonnance, ni la même définition. Il arrive souvent que, indépendamment, de l'effort fourni pour s'ajuster à ces situations, rien n'arrive à établir l'harmonie véritable. Les personnalités s'affrontent, les tempéraments se réchauffent et les "gagnants" ne sont pas nécessairement ceux qui possédaient la connaissance vraie ou l'idée porteuse de progrès. Chacun peut rester avec un inconfort, un "quelque chose" en travers de la gorge, un poids sur l'estomac, les intestins noués, le souffle coupé, etc.

Toutes ces situations duelles qui nous sont présentées par la vie, peuvent devenir des outils de connaissance de soi ainsi que des occasions d'apprendre à mieux frayer parmi les autres, ces autres qui sont nos miroirs dans le jeu de la Vie.

Maintenant, indépendamment de ce qui se passe à l'extérieur de nous, nous sommes nous-mêmes, aux prises avec une dualité intérieure. Encore là, au quotidien nous pouvons être à l'écoute des tiraillements que nous ressentons. Il peut s'agir d'un objectif qu'on s'est fixé et s'apercevoir que nos agissements ne vont pas dans le sens recherché. Aucune tierce personne n'intervient et pourtant, nous n'arrivons pas à réaliser des petites choses que nous avons mises à notre programme de vie. Notre mental, toujours très actif, à moins que nous prenions des moyens pour en "contrôler" le dynamisme, ex. la méditation ou autres, nous amène des pensées créatrices d'autres avenues et réussit souvent à nous détourner du chemin fixé.

Tout ce ressenti, tout ce vécu, offert par notre énergie intérieure, devient aussi occasion de prise de conscience et source de changement potentiel.

Dans une canalisation intitulée "Les aventuriers de l'Amour", Simon Leclerc a reçu, en mai 2010, du Collectif Ashtar, des enseignements au sujet de la dualité humaine. Fascinant. Ces phrases extraites du texte donnent un avant-goût de la profondeur du message:

"Vous êtes invités à dégager le Maître inconscient en vous, à lui redonner votre attention. C'est cet aspect de vous qui crée dans l'invisible ce que l'Être conscient subit.

" Nous vous disons que vous subissez les créations qui vous échappent, celles pour lesquelles vous n’avez pas le souvenir. http://www.psychologiedelame.com/message-08-05-10.html

Dans ce message, Simon Leclerc, rappelle qu'il existe un message d’Abraham qui nous est proposé pour comprendre le fonctionnement de notre énergie créatrice. Voici le lien: http://www.psychologiedelame.com/message-05-06-08-abraham.html

Lorsque nous regardons la Vie à partir de son mouvement en nous et à l'extérieur de nous, et non à partir des obligations et des difficultés rencontrées et lorsque nous réalisons que nous pouvons transformer notre réalité et notre Être, déjà l'énergie vitale entreprend de nous appuyer dans cette direction de vie et ainsi l'impression de solitude existentielle que tant de gens ressentent, s'estompe doucement.